Cloud computing : des pannes estimées à 103 millions USD en 2012

Le groupe de travail international sur la résilience du Cloud computing (IWGCR) publie son deuxième rapport sur la disponibilité des services de Cloud computing. Selon lui, les pannes en 2012 auraient entraîné des pertes de 103 millions de dollars.

Li’IWGCR évalue l’impact financier des pannes de services de Cloud computing dans le monde entier. Les chercheurs composant cette équipe viennent de France, du Japon, de Chine et de Colombie. Cette année, ils ont référencé 28 fournisseurs de Cloud computing pour un total de 389 heures d’indisponibilité des services.

Répartition des heures de pannes

Une bonne partie de ces heures de pannes, soit presque le tiers, provient de Microsoft Azure : 111,5 heures. Quant à la durée moyenne des coupures de services, elle est de 22,78 heures avec un taux de disponibilité de 99,74%, soit une hausse de 3 points par rapport à l’année précédente.

Selon ces chercheurs, cette amélioration s’explique par l’intégration de nouvelles sources d’informations et la politique de transparence de certains fournisseurs dans le signalement des interruptions. Bien que toujours aussi importants, les coûts occasionnés par les pannes en 2012 sont bien moins que ceux enregistrés en 2007. A l’époque, les interruptions de services ont coûté 275 millions de dollars.

Comment faire face aux pannes

Plusieurs facteurs peuvent engendrer une panne dans le Cloud computing. Ne pouvant les maîtriser, il est préférable de penser à utiliser les services de plusieurs fournisseurs à la fois pour veiller à la continuité des services. Centraliser les services et données chez un seul fournisseur est devenu trop risqué.

Lutte contre le piratage sur Internet : l’Inde y consacre un bureau de police

La dernière affaire sur la fraude liée au vol de données dans ses centres de BPO fut la scandale de trop pour l’Inde. Les autorités ont décidé de renforcer la cellule de lutte contre la cybercriminalité en y consacrant un bureau de police.

Dans la banlieue de Gurgaon, au sud-ouest de la capitale indienne ou encore Noida, à l’Est, les plaintes pour piratages et vols de données sont fréquentes en raison de la présence de centres de services d’outsourcing et de SSII. Mais la confusion de juridiction autour de ces infractions rend le travail de la police très difficile, surtout les postes de police classiques selon les explications du Commissaire de Gurgaon, Alok Mittal. C’est pour cette raison, selon le journal Hindustan Times, que les autorités réfléchissent à une remise à niveau de la politique de lutte contre la cybercriminalité en ouvrant un poste de police dédié. Ce nouveau bureau de police permettra d’enregistrer les plaintes liées aux actes cybercriminels comme les vols d’identité, les fraudes et diverses infiltrations de comptes de messageries.

C’est une décision qui arrive à point nommé car récemment, l’industrie du BPO indien a été pointée du doigt à cause, justement, de ces failles de sécurité. En effet, il y a peau de temps, une fraude à la carte bancaire prépayée d’un montant de 45 millions de dollars a touché plusieurs entreprises qui ont sous-traité avec des sociétés indiennes. Sans compter le scandale dénoncé par la BBC, en 2009, sur le vol de données dans les centres de contacts indiens. Ainsi donc, l’ouverture de ce nouveau bureau de police est déstinée à améliorer la sécurité du BPO indien, sans quoi les entreprises rompraient petit à petit leurs contrats.

Logiciel centre d’appels : PrairieFyre Software Inc. a été racheté par Mitel pour 20 millions de dollars

Mitel, le spécialiste en logiciels dédiés aux centres de contacts s’offre prairieFyre Software Inc ? Pour une somme de 20 millions de dollars. Un rachat qui lui permet de mieux répondre aux demandes en solutions de call centers en mode Cloud computing.

Mitel renforce sa position sur le marché des logiciels de communications unifiés et de collaboration, qui est actuellement en pleine croissance et vaut déjà plus de 3 milliards de dollars. Le rachat du spécialiste de l’analyse décisionnelle, des services de call centers et de l’optimisation RH est stratégique et devrait être rentable dès la première année.

Actuellement, beaucoup d’entreprises s’interrogent sur la capacité des applications de centres de relation client à générer des revenus, à satisfaire les clients et à les fidéliser. Grâce à cette nouvelle acquisition, Mitel dispose d’une plateforme idéale pour développer des solutions utilisant la technologie du Cloud computing tout en améliorant ses ventes de solutions de communication unifiée et de téléphonie sur IP.

« Les centres de contacts sont un intermédiaire naturel entre les clients et l’entreprise, et doivent permettre de garantir un service client de qualité, ainsi que de supporter les ventes et les services d’assistance. Nos applications jouent donc un rôle crucial dans la décision d’achat des clients » a indiqué Chris Courneya, ancien DG de prairieFyre.

Ainsi, Mitel se tourne vers une stratégie entièrement centrée sur l’apport de croissance rentable et durable à ses clients. Le fournisseur est bien conscient que la situation actuelle oblige ses revendeurs et partenaires à se spécialiser dans les call centers. C’est dans cette optique que Mitel entend développer son offre.

NTIC : la société IT indienne Wipro poursuit son extension en Europe

Wipro, une SSII indienne qui réalise désormais plus du quart de son chiffre d’affaires en Europe, a manifesté sa volonté de s’y établir davantage en recrutant massivement durant les trois prochaines années. Une croissance qui se fera essentiellement en Allemagne.

La société IT Wipro a décidé de se rapprocher davantage de ses clients européens en ouvrant des centres de développement dans certaines villes d’Europe, notamment à Nuremberg, Munich et Meerbusch où elle produit ses services d’administration d’infrastructure IT. A elle-seule, la capacité d’accueil du site de Meerbusch est de 4500 serveurs et 15 000 mainframes MIPS.

En Allemagne, le marché des services informatique vaut 80 millions de dollars. C’est sans doute la raison pour laquelle l’entreprise indienne veut y renforcer sa présence. Dans un communiqué, elle fait savoir qu’un millier de collaborateurs seront recrutés durant les trois années à venir. De nouvelles équipes qui viendront renforcer les 500 personnes travaillant déjà pour le compte des clients locaux de la société : une bonne trentaine d’entreprises.

Mais Wipro ne compte pas se contenter de cela, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle mise sur un recrutement massif. La société indienne a besoin d’effectifs pour mieux se positionner sur divers marchés, notamment celui de l’automobile, du commerce de détail, de l’énergie, des télécommunications, de la banque et de la santé. Parmi ses clients, Wipro compte déjà des acteurs dans divers secteurs comme les télécoms, les utilités et l’automobile mais elle veut aller plus loin encore. Au cours de son dernier exercice fiscal, Wipro a augmenté ses revenus de 6% en Europe où elle a réalisé 28,6% de son chiffre d’affaires.

Système d’information : le constructeur allemand Daimler réinternalise son IT

Daimler, le constructeur automobile allemand, décide lui aussi de réinternaliser son IT pour en dégager une économie de 150 millions d’euros par an d’ici fin 2016.

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises décident de reprendre en main leur service informatique, en interne, soit pour avoir plus de contrôle dessus, soit pour économiser. Beaucoup pensent qu’il s’agit d’une stratégie permettant d’être plus compétitif. Après General Motors ou encore Procter & Gamble, c’est au tour de Daimler de sauter le pas. L’entreprise allemande de construction automobile refait ses calculs et décide de réinternaliser les services, notamment ceux qui sont assurés par SAP.

Parallèlement, le DSI de Daimler envisage de renforcer ses activités IT en Turquie et en Inde. Un centre dédié à l’ERP employant 700 personnes sera implanté à Bangalore, en Inde. Selon le chef du cabinet Value Leadership Group, Peter Schumacher, « les clusters orientés IT et R&D établis à Bangalore sont désormais matures et généralement unique en termes de taille et de compétences très élevées concernant de nombreuses disciplines informatique et de nombreux produits de référence ». C’est sans doute la raison pour laquelle Daimler à choisit d’y implanter son centre.

En fait, cette tendance à étendre les activités IT prouve que le modèle offshore reste prisé. Les DIS européens sont nombreux à affirmer que l’utilisation des services en mode offshores les intéressent encore beaucoup.

Malentendu ? Pour Lutz Peichter du cabinet Forrester, beaucoup d’entreprises vont suivre la tendance de réinternalisation. Malgré les raisons avancées plus haut, la principale cause de ce phénomène est, selon lui, la médiocrité des services. Les fournisseurs exécutent le travail en se fiant aux contrats et pourtant, ceux-ci n’indiquent pas ce que les entreprises attendent vraiment d’eux.