Les étudiants en marketing ne donnent plus que 10 ans d’existence aux agences digitales et réseaux sociaux

Les étudiants européens en marketing et communication semblent convaincus  que les agences digitales et réseaux sociaux ne seront plus d’ici 10 ans car ces prestations feront partie intégrante des campagnes publicitaires. Une conclusion tirée d’un sondage mené auprès de  2000 étudiants de 20 à 25 ans par MediaSchool Group.

Les agences spécialisées feront partie des agences 360°

La future génération d’annonceurs n’est pas très optimiste quant à la « longévité » des agences digitales.  Dans le rapport « Next Generation of Marcoms », plus de 80% des étudiants sondés pensent que d’ici 10 ans, les agences proposant uniquement des services de campagnes digitales et réseaux sociaux n’existeront plus car  elles seront intégrées à l’agence de publicité les. Autrement dit, elles n’existeront plus en tant qu’agences spécialisées.

Les réseaux sociaux deviendront des outils indispensables

Ces étudiants en Marketing, Publicité, Relations Publiques, Communication, Design, et Évènementiel sont 90% à affirmer que les réseaux sociaux seront des outils indispensables à tous les professionnels de la communication. Ils ne seront plus limités à une simple discipline. En outre, ils sont plus de 70% à penser que l’univers de la communication sera bientôt dominé par le Marketing de contenu et les relations Presse.

L’engagement social devenu une priorité

Parmi les étudiants enquêtés, 86% veulent travailler dans des agences qui s’engagent socialement, notamment dans la création. Ils estiment que les agences font du « profit abusif », surtout en exploitant les stagiaires non-rémunérés. Ils pensent également qu’elles peuvent mieux faire en matière d’écologie.  Quant à la question « quelle campagne publicitaire aimez-vous le plus », Red Bull Stratos sort du lot.

E-marketing : les directions marketing ne jurent plus que par les données ?

Une étude de Teradata Corporation, réalisée dans 18 pays différents, révèle que les directeurs marketing sont de plus en plus nombreux à mettre la data au cœur de leurs stratégies. Spécialisée dans le Big Data, les comptoirs de données intégrées, les applications métiers et les solutions analytiques, Teradata est reconnu dans le monde entier. Cette année, le fournisseur mondial de solutions analytiques a dévoilé les résultats de son étude pan-européenne sur les directions marketing à l’occasion du rendez-vous annuel Connect édition 2013, devant un millier de participants. L’évènement annuel a eu lieu le 15 mai dernier à Londres.

Il s’agit d’une étude d’envergure réalisée auprès d’un millier de professionnels du marketing dans neuf secteurs d’activités différents. L’enquête, intitulé « The Marketer’s Technology Atlas », s’intéresse surtout aux directeurs et responsables marketings, aux utilisateurs des technologies et aux donneurs d’ordres. Elle a été pilotée par la division eCircle de Teradata, en partenariat avec l’université technique de Munich et l’University of Applied Management.

Bien que l’étude ne soit pas encore révélée dans son intégralité (c’est prévu pour juin 2013), les quelques révélations lors de Connect 2013 nous donnent déjà les grandes lignes de cette étude. Elles portent essentiellement sur l’adoption grandissante des technologies marketing tenant compte de l’importance de la data.

« The Marketer’s Technology Atlas » nous apprend donc que le digital prédomine avec 7 canaux digitaux sur les 10 canaux les plus utilisés. Les investissements dans ces canaux sont de loin plus importants que ceux destinés aux campagnes de PLV et aux centres d’appels. Ce nombre de canaux indique également que le multicanal est en train de conquérir ses lettres de noblesse. Enfin, l’étude démontre la corrélation entre le succès des opérations marketing et l’exploitation des données. Les directeurs marketing se focalisant sur la data sont plus confiants quant à l’efficacité de leurs stratégies.  Pour Volker Viewer, vice-président de Teradata eCircl, « Le marketing axé sur les données est en train de changer la donne. Les marketeurs les plus à la pointe, notamment dans la distribution et la finance, sont en train de montrer la voie. »

Recrutement en centre d’appels : il faut tirer des leçons du bide de Free Mobile

S’il y a un exemple à ne pas suivre en matière de conditions de travail dans les centres d’appels, c’est bien Free Mobile. Leur récent flop dans le recrutement en est la preuve formelle. Victimes de leurs propres pièges, les centres d’appels de Free semblent avoir de plus en plus de mal à embaucher alors que le taux de chômage ne s’est pas amélioré. La session de recrutement que l’entreprise de télécom a organisé à Cormeilles-en-Parisis dans le Val-d’Oise, le lundi 13 mai 2013, a eu beaucoup moins de succès que prévu, pour ne pas dire que ce fut un échec total.

En effet, il y avait 100 postes en CDI et CDD à pourvoir pour les deux centres de contacts de l’opérateur mais seule une douzaine de personnes a fait le déplacement pour y déposer leur CV. Ce taux de participation minime est-il le résultat d’un manque de communication comme l’indique le site web de la mairie de la ville ou est-ce que le domaine n’intéresse pas les gens ?

Pour le syndicaliste de Sud Télécom Paris, Patrick Mahé, Free serait victime de la très mauvaise image des postes qu’il propose. Il indique par la même occasion que de tous les centres d’appels de Free, seule Centrapel qui est le plus anciens des sites parisiens du groupe offrirait de bonnes conditions de travail. Le reste (Mobipel à Colombes et Qualipel à Vitry-sur-Seine) « c’est de la deuxième division » a-t-il poursuivit.  « On prend, on vire, on prend, on vire. Mais ça ne marche pas comme ça, il faut que les salariés aient des repères». Pour sa part, la maison-mère (Illiad) parle d’une expérience mais il est certain qu’ils réfléchiront à deux fois avant de se lancer dans une session de recrutement avec en plus une présentation faussée des call centers.

Prospection téléphonique : le dispositif Pacitel sera renforcé par une valeur légale

Dans le cadre du projet de loi sur la consommation qui passera bientôt au parlement, le gouvernement  a décidé de soutenir le dispositif d’opposition à la prospection téléphonique en instaurant une amende administrative dissuasive.

Le Pacitel est un registre qui permet aux inscrits de ne plus recevoir d’appel de démarchage téléphonique. Le mécanisme eut un grand succès avec 600 000 inscriptions en quelques mois seulement mais il se heurte rapidement à un blocage : les professionnels du secteur sont peu nombreux à s’y conformer, faute de valeur légale. Une liberté qui n’a fait que démontré la mauvaise foi de certaines entreprises. Avec un encadrement légal, les consommateurs finaux jouiront d’une plus grande protection et la gestion de la liste anti-démarchage sera plus rigoureuse. En effet, les entreprises signataires devront favoriser le démarchage responsable. Un contrôle drastique de leurs fichiers est préconisé afin de protéger les clients finaux.

Décidément, les professionnels de la prospection téléphonique sont peu solidaire. Certains professionnels français font immédiatement porter le chapeau aux prestataires de service en offshore en les accusant de ne pas avoir respecté les pratiques déontologiques.

Pessimistes, ils anticipent déjà la mort de la profession. Notons que ce secteur emploie actuellement 273 000 personnes rien qu’en France et 100 000 salariés sont en charge de la prospection par téléphone. Le dispositif Pacitel vise à régulariser la pratique à travers une responsabilisation de l’acte et non à l’éradiquer.  Il s’agit quand même d’une activité très pourvoyeuse d’emplois. Si le projet de loi dédié venait à être adopté, il pourrait en découler une amende administrative dissuasive.

SAV d’Apple : de grands changements en perspective

D’ici quelques mois, AppleCare pourrait être remplacé par « One Apple », un service-après-vente plus personnalisé et plus performant. La vice-présidente du service AppleCare, Tara Bunch, promet des « changements majeurs » aux clients de la marque. Le 9 mai 201, lors d’une réunion de travail, celle-ci a présenté aux équipes du service les prochaines dispositions à prendre pour améliorer ce service payant qui se limite à l’assistance technique et téléphonique.

Garantie unique

Apple se décide enfin à améliorer son offre d’assistance et focalisera les améliorations sur le client et non selon les produits qu’il utilise. La première réforme envisagée par les équipes d’AppleCare est de transformer le service payant en abonnement, non selon chaque appareil utilisé mais selon l’utilisateur lui-même. Le service offrira donc une meilleure couverture sur l’ensemble des appareils Apple utilisés. De plus, celle-ci sera unifiée. Le client bénéficiera donc d’une seule garantie pour tous ses appareils.

Extension des réparations sur place

En outre, Apple a décidé de ne plus remplacer les appareils défaillants tournant sous iOS par du neuf mais proposera plutôt de les réparer directement en magasin, dans la mesure du possible.  D’ici les mois de juin et juillet, les écrans et la caméra ainsi que la carte mère et le bouton de démarrage seront réparables dans les Apple Store qui, jusqu’ici, ne s’occupent que des hauts-parleurs,  de la batterie, du microphone et du vibreur (moteur).  Grâce à cette évolution, la firme pourra économiser jusqu’à  un milliard de dollars par an.

Meilleure assistance technique

Apple envisagerait également  d’améliorer sa relation client à distance en renforçant son équipe de téléconseillers. Pour le moment, seuls les Etats-Unis (déjà 4 200 opérateurs techniques) sont concernés. L’assistance téléphonique passera de 90 jours à une année, voire deux.  Tara Bunch aurait également évoqué l’option premium à toute heure. Sur Internet, un service de messagerie instantanée (iMEssage), permettront aux internautes de s’adresser directement aux conseillers. Ces derniers seront également plus présents sur les forums.