Télécoms en France : l’emploi est épargné par l’arrivée de Free selon l’Arcep

L’Arcep (Autorité de régulation des télécoms), a réalisé une étude de l’impact de Free Mobile sur le marché de la téléphonie et il en résulte que les trois opérateurs (Bouygues, SFR et Orange) ont perdu 1,6 milliards d’euros de résultat brut bien que les investissements, le chiffre d’affaires et l’emploi aient pu être préservés. Le régulateur des télécoms a longtemps été blâmé car il n’a pas évalué les effets économiques et sociaux de l’arrivée de Free Mobile sur le secteur. L’Arcep a donc passé au peigne fin les points d’impacts sur le secteur. Il en résulte que le chiffre d’affaires du secteur n’a pas été affecté étant donné que le low-cost a été compensé par la hausse des volumes de données, de SMS et d’appels vocaux.

Par contre,les trois opérateurs ont perdu 1,6 milliard d’euros d’excédent brut d’exploitation. C’est donc surtout au niveau de la productivité que Free Mobile a fait des siennes. D’ici 2014, la perte en Ebitda pourrait atteindre les 3 milliards d’euros selon les analystes.  Les opérateurs SFR, Orange et Bouygues ne sont donc pas encore au bout de leurs peines. Côté investissement, les quatre opérateurs ont atteint un record en 2012 avec 9,7 milliards d’euros investis dont un milliard pour l’achat de fréquence. En 2011, le montant des invesitissements était de 8 milliards d’euros.  Le secteur pourrait recouvrer sa croissance grâce au très haut débit.

Quant aux impacts sociaux,  Jean-Ludovic Silicani, président de l’Arcep, revient sur ses propos de mars 2012 lorsqu’il estimait le nombre d’emplois menacés à 10 000. Aujourd’hui, il affirme avoir été trop pessimiste. Selon lui, les effectifs demeurent stables à 129 000 postes pour les emplois directs tandis que les emplois indirects comme ceux des centres d’appels et des points de distribution, seuls quelques centaines d’emplois ont été supprimés. Le secteur de la relation client à distance a d’ailleurs réalisé une croissance de 4% en 2012. « Globalement, il n’y a pas de variation significative de l’emploi liée aux télécoms en 2012» conclut-il.

Travailler pour plusieurs entreprises : le groupement d’employeurs qui profite aux salariés

Pour satisfaire la demande des entreprises en prestation ponctuelle et en main-d’œuvre partielle, le concept du groupement d’employeurs a vu le jour. Pour le salarié, c’est un moyen de monétiser leur temps libre pour le compte d’un même patron. Résultat, les deux parties s’y retrouvent. Dans le Loir-et-Cher, Philippe Benito est le directeur de Métiers partagés, une association à but non lucratif qui met en pratique ce concept novateur. « 75 % de nos adhérents sont des artisans, des TPE et PME qui ont besoin de compétences mais pas de temps plein».

Un seul contrat donc un seul employeur

Seul le groupement d’employeur est considéré comme le patron des salariés affiliés à l’association. Bien que l’on travaille pour plusieurs entreprises de sorte à cumuler les heures de travail à temps partiel, la fiche de paye reste unique, ce qui facilite beaucoup de chose, notamment les démarches pour le départ à la retraite. Ce nouveau dispositif est salutaire pour les personnes qui peinent à trouver un emploi à temps plein avec un seul employeur, notamment les jeunes en CDD, les femmes et les séniors. Rassembler les temps rompus et faire en sorte que l’offre et la demande se rencontrent, tels sont les principes de fonctionnement du groupement d’employeurs.

En élaborant des fiches métiers, l’association aide énormément les entreprises dans le recrutement. L’association est aussi une aubaine pour les travailleurs sans qualification ne trouvant pas d’emploi fixe sur le long terme. Trois initiatives de ce type sont en cours en Loir-et- Cher, à savoir le projet Transvaloire, le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification ou encore Métiers Partagés. Leur rôle est avant tout « d’assurer un bon maillage pour répondre à ces demandes et aux besoins des salariés ».

Canada : on demande l’avis des principaux concernés pour réduire les appels indésirables

Au Canada, le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes), sollicite l’opinion du public et des entreprises de vente à distance afin de trouver un moyen plus efficace de réduire le nombre d’appels indésirables, notamment ceux qui sont automatisés. L’Association Canadienne du Marketing (ACM) a récemment fait une proposition autour des appels automatisés de télémarketing. L’agence fédérale (CRTC) invite donc les consommateurs et les entreprises à en discuter en vue de dégager des règles de normalisation pouvant s’appliquer à cette pratique.

L’ACM pense que les règles régissant ces appels restent trop généralisées, d’autant qu’elles n’ont pas été révisées depuis 1994 alors qu’entre temps, la technologie a beaucoup évoluée dans ce domaine. Au vu du cas des États-Unis où les autorités ont dû rétablir les règles face à la hausse des plaintes contre les appels automatisés, le Centre pour la défense de l’intérêt public est totalement contre cette pratique.

L’avis des consommateurs est consulté afin de trouver une éventuelle solution permettant d’obliger les entreprises de télévente à montrer l’identité de l’appelant sur l’écran du téléphone. A travers cette initiative, le CRTC veut surtout améliorer la communication entre la population et les entreprises autour de ce problème afin que les futures règles qui en découlent soient réellement efficaces. Ainsi, chaque personne souhaitant s’exprimer à ce sujet pourra soumettre son commentaire jusqu’au 6 mai 2013. Cette méthode est de loin la plus honnête et la plus démocratique qui soit. Néanmoins, il faut espérer que cela ne se solde pas par une impasse.

E-marketing : aux USA, les écoles de commerce forment des experts en Big Data

Le volume de données à traiter ne cesse pas d’augmenter. Les compétences en traitement analytique de ces informations sont donc de plus en plus recherchées par les entreprises. Pour répondre à ce besoin croissant, certaines universités américaines ont introduit le Big Data dans le programme de l’école de commerce.

Cette matière s’adresse surtout aux étudiants et aux professionnels qui sont à l’aise avec les chiffres. D’ici dix ans, selon McKinsey & Company, la carence en experts du traitement analytique de données atteindra les 190 000 aux États-Unis. Cela s’explique par le fait que la croissance et la compétitivité de l’entreprise dépendra essentiellement de l’utilisation efficace d’énormes quantités de données.

Aux États-Unis, plus d’une vingtaine d’établissements proposent des diplômes en rapport avec le Big Data. Les programmes diffèrent selon les universités : à Chicago, l’université DePaul propose une spécialisation en traitement analytique prédictif tandis qu’à Philadelphie, l’université Drexel mise surtout sur la résolutions des problèmes métiers à travers un traitement analytique d’entreprise. Dans le Massachusetts, l’université Bentley de Waltham axe son programme sur le marketing basé sur l’analyse quantitative et en Pennsylvanie, l’université Carnegie Mellon offre une formation en gestion des systèmes informatique incluant l’informatique décisionnelle et le traitement analytique de data.

« Du point de vue de la compétitivité et de la capture potentielle de valeur, toutes les entreprises doivent prendre le Big Data au sérieux. » a précisé McKinsey & Company dans son rapport sur le Big Data, publié il y a deux ans. Pour tenir tête à la concurrence, les entreprises doivent miser sur les stratégies pilotées par les données pour en exploiter la valeur et innover.

Esker : une solution de dématérialisation pour une gestion zéro papier

Expert en dématérialisation des processus documentaires, Esker propose une solution pour supprimer le traitement du papier. Sa collaboration avec Werfen Group démontre la capacité de sa solution à automatiser les processus comme le service à la clientèle, la gestion de documents ou encore celle des données de entreprise.

Le groupe Werfen utilise les solutions d’Esker depuis 5 ans, notamment pour la réception des fax, la capture des commandes, l’envoi de courriels etc.  Cette organisation doit gérer énormément de document, un demi-million en 2012, d’où la nécessité d’une solution permettant d’utiliser le moins de papier possible.

Ainsi, le groupe a décidé de pousser encore plus loin l’utilisation des solutions Esker dans la dématérialisation des commandes clients. Il s’agit des commandes reçus par les serveurs de fax (Italie, USA, Portugal)  et qui seront acheminées vers la solution qui va, à son tour, relever et traiter les données afin de les intégrer dans le système SAP hébergé dans le datacenter d’Espagne (Barcelone).

Grâce à ces processus automatisés, le groupe gagne beaucoup de temps et n’utilise plus de papier pour la gestion de documents.  « Nous n’égarons plus de documents et nous nous sommes débarrassés du papier qui encombrait nos bureaux et nos échanges. Tous les fax et e-mails entrants s’intègrent à notre système SAP® en quelques minutes seulement » se réjouit Pablo Penalva, Directeur informatique chez Werfen Group. De plus, cette solution permet de réduire les risques d’erreur de saisie manuelle. Le traitement des documents commerciaux est plus efficace et l’envoi des commandes devient plus rapide à raison de 400 ordres d’achats par jour.