Navigation Internet : MegaUpload, le comeback

Le site MegaUpload, fermé depuis janvier 2012 par le FBI, reviendra prochainement sur la toile sous une nouvelle appellation (Mega) selon son créateur, Kim Dotcom. Un retour fracassant car cette nouvelle version se revendique invincible et pour cause : de prime abord, les fichiers qui seront hébergés sur ce site seront chiffrés grâce à une clé que seul l’utilisateur sera en mesure de connaître. Le site ne pourra donc pas y accéder et ne pourra ainsi pas être tenu responsable du contenu. “Si les serveurs sont perdus, si un gouvernement s’invite dans un centre de données et les viole, si quelqu’un hacke le serveur ou le vole, il ne tombera sur rien. Tout ce qui est hébergé sur le site demeurera inaccessible et privé sans la clé” c’est en ces termes que le fondateur du site explique le principe de fonctionnement de Mega.

Ensuite, deuxième point important : chaque serveur sera en double exemplaire qui sera établi dans deux pays différents afin d’éviter qu’un Etat ne gèle les fichiers. Il est donc possible de faire à nouveau héberger du contenu aux Etats-Unis mais cela ne sera pas fait. Emmanuel Gadaix de l’équipe Mega s’explique : « Nous ne le ferons pas, à titre de sanction économique tout d’abord, mais aussi par respect pour nos millions d’utilisateurs dont les données sont toujours otages du gouvernement américain. »

Notons enfin qu’il sera toujours possible de demander le retrait d’un fichier en cas de violation de copyright mais à condition qu’aucune poursuite ne soit engagée contre Mega ou l’un de ses usagers. Aucune date de sortie n’a été mentionnée pour le moment.

Internet en France : mal sécuriser son accès à Internet est-il un délit pour la Hadopi ?

Si pirater est officiellement un acte illégal, il semble que ne pas sécuriser suffisamment son Interner l’est tout autant. C’est  la remarque que l’association SOS Hadopi a émise dans sa lettre ouverte à Pierre Lescure. Une nouvelle qui, à priori devrait fait sourire, mais pourrait être inquiétant car il se pourrait que l’on punisse une personne pour négligence quant à la sécurisation de son accès à Internet.

Le premier cas est enregistré à Belfort : un habitant a écopé d’une amende de 150 euros en septembre 2012 pour cette raison. En fait, ce n’est autre que la compagne de la victime qui a fait un téléchargement sur une borne qui n’était pas à son nom. En temps normal, il serait innocent, mais comme le box lui appartient, c’est lui qu’on réprimande, non pour piratage mais pour…complicité ? Raison pour laquelle l’association SOS Hadopi a envoyé cette lettre dans laquelle on peut lire : « Cette toute première affaire a montré de manière éclatante l’incapacité de la Hadopi à lutter directement contre ceux qui téléchargent et le défaut du dispositif de riposte graduée. Ce n’est pas le pirate qui est inquiété, mais le titulaire de l’accès à Internet, même s’il ne télécharge pas et s’il a toutes les peines du monde à sécuriser sa ligne ».

Elle appelle le concerné à « un dialogue apaisé » : « c’est à l’aberration juridique du délit de négligence caractérisée que vous devez mettre fin. Dussiez-vous mécontenter quelques décideurs amis du président, vous ne pourrez faire l’économie d’une remise à plat complète de la Hadopi dans son volet répressif. Le précédent gouvernement a créé un monstre juridique. ». De son côté, Pierre Lescure mise sur la discrétion avant la sortie de son rapport prévu pour mars 2013 sur les actions antipiratage à mettre en place.

NTIC et emploi : le CV vidéo, une tendance émergente

De nos jours, la recherche d’emploi relève d’un parcours de combattant ! Les compétences ne manquent pas, aussi, il faut miser sur l’originalité pour se démarquer. Le CV est le premier lien entre l’employeur et le postulant, pour faire bonne impression, il ne faut donc surtout pas le négliger. Et comme le CV n’échappe pas à l’ère du numérique, la tendance actuelle est au CV vidéo et elle n’est pas prête de s’arrêter puisque la révolution des tablettes se profile déjà à l’horizon.

Cette nouvelle forme de CV numérique est tellement en vogue que Youtube s’en trouve envahie. Mais attention, il ne suffit pas de faire une vidéo pour convaincre. Mais comme n’est pas réalisateur qui veut -pour cela il faut du talent- les applications comme « Mon CV Vidéo qui déchire » interviennent forcément. La CV Vidéo peut être tout simplement ringarde  et nuire à l’éligibilité si l’on manque de créativité. Un CV vidéo peu original, peu attrayant ou peu pertinent ressemble tout bonnement à un CV papier bourré de formalités inutiles. Il faut miser sur la personnalisation, fonction dont cette nouvelle application tient compte.

Nul besoin d’être un Steven Spielberg pour faire un CV vidéo convaincant, tous les outils nécessaires étant fournis par l’appli, il suffit de laisser aller son imagination. L’avantage de ce type de CV est que les recruteurs peuvent se faire une opinion plus pertinente car ils ne se basent plus sur un bout de papier mais évaluent le candidat à partir d’une vidéo, brève, précise et pourquoi pas, divertissante mais non moins sérieuse !

Les NTIC : un tremplin pour lutter contre les maladies non-transmissibles en Afrique

Un projet ambitieux vient d’être lancé par l’Union Internationale des télécommunications (UIT), en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour mettre la nouvelle technologie au service de la santé en Afrique. Dénommé m-santé, le projet a été lancé le 17 octobre 2012 et consiste à utiliser la téléphonie mobile, notamment les SMS et les applications pour prévenir des maladies comme le cancer, le diabète, les maladies respiratoires chroniques ou encore les maladies cardio-vasculaires. Ces maladies sont responsables de 36 millions de décès de personnes entre 30 et 70 ans sur les 57 décès mondiaux annuels.

Ce nouveau système préconise la prévention et le traitement des maladies non-transmissibles dans les pays en voie de développement. Grâce à cet outil devenant de plus en plus incontournable et ce, dans tous les domaines, l’OMS et l’UIT pourront collecter les principaux facteurs de risques, à l’instar du système de surveillance mondiale sur le tabagisme des adultes.  Pour l’heure, on sait que la durée initiale est programmée pour quatre ans.

M-santé est complémentaire à e-santé mais avec plus d’accessibilité étant donné le fait que l’accès à l’Internet est encore assez limité dans les pays pauvres. Ces deux agences des Nations Unies souhaitent réduire de manière conséquente les risques d’invalidité provoquée par ces maladies, les coûts de leur prise en charge, et pourquoi-pas sauver des vies et limiter la survenance de celles-ci ? Les NTIC sont décidément utiles partout, ce sont un véritable outil de désenclavement, surtout en termes d’accès à l’information. Un tel projet montre qu’utilisées à bon escient, les TIC ne peuvent que contribuer au développement.

NTIC et stockage des données : The Pirate Bay dans le cloud computing

Pour ne pas rendre la tâche facile aux autorités qui l’ont à l’œil pour des affaires d’infractions au droit d’auteur, The Pirate Bay décide de migrer vers le cloud. Le site vient effectivement d’achever l’externalisation de ses serveurs pour intégrer, lui aussi, le concept de cloud computing.

En confiant  ses contenus à des prestataires tiers, The Pirate Bay contourne les autorités qui auront bien du mal à le coincer avec des données disséminées un peu partout dans un nuage de milliers de machines qui, apparemment, se trouvent dans deux pays. Ainsi, non seulement les contenus sont répliqués mais en plus, ils sont  sécurisées par chiffrement. En théorie, même les hébergeurs ne pourront pas y accéder ni encore moins identifier celui qui se connecte pour faire des téléversements ou des téléchargements.

Par ailleurs, la migration de The Pirate Bay vers le Cloud s’est fait en cachette à travers une interruption de service de quelques minutes mardi dernier. Et pour renforcer la discrétion dans ce nuage gigantesque, on préconise que tout nœud non sollicité durant 8 heures d’affilé sera réinitialisé automatiquement. Seuls le routeur central et le commutateur pour optimiser le trafic et la redirection des internautes seront visibles. « Désormais, toute attaque contre nous est un coup d’épée dans l’eau. Le site est toujours là et il restera en place tant que nous le voudrons. » se réjouissent les équipes travaillant au sein du site. Et ils ont bien raison puisque, faute de preuves tangibles, les autorités se tourneront forcément vers les hébergeurs des serveurs et là encore, ce n’est pas une mince affaire.